La rue de Versailles EN COLÈRE

Dans la journée du dimanche 16 août 2020, des coups très inquiétants ont retenti dans la rue de Versailles à Clamart 92140. D’après les témoignages, un groupe d’individus constitué de six personnes se serait introduit dans un immeuble par « voie de fait ». Équipés de marteaux et d’outils tranchants, lesdits individus auraient fracturés l’entrée de l’immeuble du 14, rue de Versailles. Les malfaiteurs auraient commencé par scier la chaîne de sécurité du portail de l’entrée puis se seraient attaqués à l’entrée murée du bâtiment à coups de masse avant de pénétrer au sein de l’édifice.

Dès le retentissement des coups, un voisin, propriétaire riverain, de la rue de Versailles aurait appelé la police nationale pour signaler l’infraction de violation de propriété privée. Suite à l’appel, il nous a été rapporté que les forces de l’ordre se seraient ainsi rendues sur place, seraient rentrées sur le site et puis seraient reparties. Aucun des auteurs de l’infraction n’aurait été interpellé. Que s’est-il réellement passé ? Pourquoi dans le délai de 48 heures suite au signalement et enregistrement du dépôt de plainte, les forces de l’ordre n’ont pas procédé à l’expulsion immédiate et forcée des occupants illicites ? Et surtout, que dire de l’efficacité réelle des caméras de vidéosurveillance de la voie publique censées améliorer la sûreté et la sécurité des clamartoises et des clamartois ?

Un sympathisant de notre association, également propriétaire riverain de la rue de Versailles ayant une vue directe sur le site, nous a indiqué que l’immeuble serait occupé aujourd’hui par une soixantaine de squatteurs et que parmi eux se trouveraient de jeunes enfants marchant pieds nus au milieu des déchets et des gravats. Cette situation bien connue des services de police laisserait craindre l’arrivée imminente et massive d’autres squatteurs qui le plus souvent seraient logés par des « marchands de sommeil », des bailleurs sans droit ni titre, délinquants peu scrupuleux tirant profit de la misère humaine.

Nos visuels pris sur place montrent un immeuble présentant de sérieux signes de dégradation qui à la suite de deux incendies consécutifs entre 2018 et 2019 (d’après des témoins locaux) aurait été condamné et muré par le propriétaire.

En matière d’incendie et des risques de sur-occupation, cet immeuble serait donc présumé dangereux sur le plan de la sécurité pour des occupants et des tiers quant à tout ou partie de ses éléments constitutifs.

Les jours passent, les dépôts de main courante se multiplient, les signalements à la police ne cessent de s’accroître et la situation ne fait que de se dégrader rue de Versailles.

Il a été constaté que les squatteurs se seraient branchés au réseau électrique public de la ville de Clamart mais également à la borne d’incendie pour se fournir en eau. Les délits se poursuivent en toute impunité et bien aux dépens des clamartoises et des clamartois.

Depuis la journée du 16 août 2020, les habitants et commerçants de la rue de Versailles sont les victimes du pire scénario d’horreur. Malgré les consignes de sécurité sanitaire en vigueur et le virus meurtrier circulant toujours, les riverains assisteraient à la défécation à l’air libre des squatteurs, seraient exposés journalièrement à l’odeur pestilentielle d’urine, à la prolifération d’ordures s’accumulant tout autour du bâti laissant présager la propagation imminente de rongeurs et la recrudescence des maladies liées à l’imprudence sanitaire des occupants.

Aux nuisances olfactives se mêlerait un tapage lourd et répétitif de féraille et de planches s’entrechoquant chaque jour (vidéo jointe), des nuisances diurnes menaçant lourdement la tranquillité et la sécurité des habitants mais aussi l’avenir des commerces de la rue de Versailles. Rappelons que la crise du covid-19 n’a épargné aucun commerce et que ce squat constitue une menace réelle pour la pérennité de ces commerçants parmi lesquels des restaurants accueillant chaque jour des familles et leurs enfants, une clientèle locale de bureaux et à seulement quelques mètres du squat, un club de sport très réputé qui ne compte plus ses nombreux adhérents. La fréquentation de ces établissements risque de pâtir gravement de l’inaction de notre maire, Jean-Didier Berger.

Nous terminerons par ces quelques mots d’une propriétaire riveraine (extrait de sa lettre recommandée adressé au Préfet des Hauts-de-Seine) :

« J’habite à Clamart depuis 40 ans,​ ​j’ai honte de ma ville, de ma rue laissée à l’abandon par la mairie et son maire. ​​Je me pose bien des questions sur la politique de notre commune et d’autant plus à la lumière des projets d’aménagement urbain de notre maire. La rue de Versailles est devenue un dépotoir sauvage de voitures abandonnées, de toutes sortes de trafics et de lampadaires publics qui n’éclairent que sommairement la voie du fait d’un élagage réduit au minimum, et maintenant des squatteurs en guise de nouveaux voisins. Les caméras de vidéosurveillance de la voie publique semblent a fortiori bien inutiles. »

Nous appelons ainsi toutes les victimes de ce squat à déposer une main courante au commissariat de police de la ville de Clamart, à écrire à notre maire, Monsieur Jean-Didier Berger et enfin, interpeller le Préfet des Hauts-de-Seine, Monsieur Laurent Hottiaux, sur la situation dramatique que vivent les riverains de la rue de Versailles à Clamart.

Nous attendons des mesures concrètes de nos autorités pour rétablir la paix et l’ordre public, assurer la protection des biens et des personnes et expulser ces squatteurs pour mettre fin à la peur et à l’insécurité des habitants clamartois.

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